L’exposition « Voyages, voyages… » par Jean-Yves Freyburger

15 Juil 2025

Si les voyages forment la jeunesse, alors la science-fiction est une grande formatrice. Voyager n’a pas eu toujours le même but. Ce fut d’abord voyager « utile », en allant juste d’un lieu à un autre dans un but précis, comme le commerce, la religion ou la guerre. La peur et l’ignorance forçaient le peuple à rester sur son territoire, quand il n’y était pas enfermé par ses seigneurs et maîtres. Puis vint l’attrait de l’inconnu et du mystère, le désir de fuir la routine et l’ennui, ou la misère. Voyager pour découvrir « l’autre » et explorer « l’ailleurs », de plus en plus loin, autour de la Terre puis vers les étoiles.

En science-fiction aussi, au début, ce sont les destinations qui comptent, plus que le voyage en lui-même. Ce dernier se fait en une rapide description, en ballon, avec des plumes ou de la rosée, ou juste par l’esprit, pour vite laisser la place aux récits des aventures sur les lieux de destination. Il faudra attendre la fin du XIXe avec le développement technologique et le XXe avec celui des sciences en général et astronomique puis astronautique en particulier, pour que le voyage en lui-même devienne aussi source d’inspiration et que le voyageur-cosmonaute devienne le nouvel héros des temps modernes, ce qui se passe au fond de son esprit devenant aussi important que ce qui se passe dans le moteur de son astronef.

L’exposition « Voyages, Voyages… » propose quelques voyages en rétro-science-fiction, des premiers siècles aux années 1950, sur Terre (dessous, dessus, sur mer et dans les airs), dans le temps et dans l’espace, y compris dans notre espace intérieur ; dans le micro ou le macrocosme et entre les dimensions. Elle nous montre comment, par le passé, l’homme imaginait les voyages de son futur, souvent avec beaucoup de naïveté, parfois avec de fortes presciences, dans une optique de pur divertissement ou dans une volonté soit d’imaginer une société meilleure et plus performante, soit de critiquer celle en place en se servant du futur et de l’ailleurs comme effets grossissants.

Pour illustrer tout cela, des images hautes en couleurs et aux compositions dynamiques, extraites de divers supports : BD, films, romans et surtout revues de science-fiction, dont ces fameux magazines américains à bas prix et très populaires de la fin du XIXe siècle au milieu des années cinquante, imprimés sur du papier de mauvaise qualité, à la pulpe de bois peu raffinée, d’où leur surnom de Pulps et dont de rares exemplaires seront exposés en vitrines.

Une exposition réalisée par Jean-Yves Freyburger, organisée par l’association Les Hypermondes.

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